Faïences de Rouen, produits artisanaux depuis 1989
Faiences de Rouen
Accueil > Savoir-faire

Savoir-faire

Rouen occupe une place d'honneur dans la production Faïencière de la première moitié du XVIIIème Siècle. En 1698 une ère de prospérité s'ouvre avec l'apparition de nouvelles faïenceries. En 1710 cinq manufactures travaillent Faubourg Saint Severs. En 1720, elles sont dix! Au total 22 ateliers à Rouen au XVIIIème. C'est durant la première moitié du siècle que la faïence atteint son apogée avec des décors originaux. Les couleurs à base d'oxyde ne peuvent être retouchées.Ensuite vient la cuisson à 980° environ durant 8 heures. L'émail se vitrifie et les couleurs se développent.

La faïence: un savoir-faire ancien au service de la modernité

Développée au IXe siècle au Moyen-Orient pour concevoir de la vaisselle haut-de-gamme,la faience se diffuse, les siècles suivants, vers l’Asie et l’Europe. Toutefois, il faut attendre le XVIIe siècle et le règne de Louis XIV pour qu’elle se démocratise parmi les riches familles de la Cour du Roi Soleil. Pour financer les guerres contre les autres puissances européennes, Louis XIV fait fondre la vaisselle des nobles du Royaume qui étaient, à l’époque, en argent et en or. La faïence, grâce à ses qualités plastiques et artistiques, devient alors le moyen principal de confectionner de la vaisselle de grande qualité. Pour suivre cette nouvelle demande, de nombreuses faïenceries voient le jour en France, notamment à Rouen qui devient alors un foyer de conception de faience. Le développement de la porcelaine et le changement des goûts artistiques de l’Europe entraineront néanmoins la fermeture de nombreuses faïenceries françaises au XIXe siècle.

Procédé de fabrication de la faience

La faïence est une pièce de poterie obtenue par modelage, estampage ou tournage d’argile sur laquelle est apposé un engobe à base d’étain. Cette poterie connait, au total, deux cuissons. La première, dans un four à 1050°C pendant huit heures, permet à l’ensemble d’atteindre ses propriétés plastiques et sa solidité : c’est la cuisson de dégourdi. La seconde cuisson, à 980°C pendant huit heures, fait vitrifier l’engobe à base d’étain, c’est ce qui lui procure son aspect lumineux et sa douceur au toucher. Selon les périodes historiques, l’émail pouvait être beige, bleuté ou bien blanc, comme dans les faïenceries de Rouen. Souvent confondue à tort avec la porcelaine, elle s’en démarque pourtant grâce à l’opacité de l’ensemble. La porcelaine, elle, est transparente et plus fine que la faïence.

La faïence est un biscuit trempé dans un bain d'émail stannifère à base d'étain. Le peintre exécute ses motifs à main levée.

Le savoir-faire des faïenceries de Rouen

Les faïenciers Rouennais se détachent des autres artisans de par les motifs et les couleurs utilisés dans la confection de leurs faïences. Dès le XVIIe siècle, ils s’inspirent des motifs présents sur la vaisselle en métal : végétaux, animaux, cornes d’abondance et les célèbres lambrequins. Les faïences Rouennaises, modelées et peintes à main levée, sont alors réputées dans toute l’Europe. Les couleurs utilisées, dites de grand feu, résistent aux températures les plus hautes et deviennent alors ineffaçables, il s’agit du bleu, violet, rouge, jaune et vert. Aujourd’hui, nos artisans reprennent ce savoir-faire séculaire et confectionnent à nouveau la vaisselle en faïence à la main.

Nos créations, toutes uniques et peintes à main levée, sont les héritières d’une méthodologie de travail ancienne destinée à concevoir des objets résolument modernes.